Les Echos, janvier 2009
Interview de Gilles CARREZ
Les députés entament aujourd’hui l’examen du plan de relance. Ces mesures suffiront-elles ? Un deuxième plan est-il souhaitable ?
Le plan de relance, parfaitement calibré entre l’investissement public, le soutien aux entreprises, l’emploi et le pouvoir d’achat, n’appelle pas de critique de fond. Il est différent de tous les précédents, c’est pourquoi la commission des Finances souhaite l’adopter tel quel. En 1975, le plan de relance tous azimuts (2,2% du PIB) n’avait fait qu’alimenter la stagflation. Celui de 1981 (1% du PIB) centré sur la demande, avait provoqué des dévaluations en chaîne, et imposé au gouvernement Mauroy le retour de la rigueur dès 1983. Ici, rien de tel: les mesures sont concentrées sur l’investissement et sur la trésorerie des entreprises, elles sont aussi bien ciblées, sur l’automobile et l’immobilier notamment, et le dérapage budgétaire est limité dans le temps. Les 26 milliards doivent d’ailleurs être considérés comme des dépenses anticipées plutôt que nouvelles. Evoquer un deuxième plan de relance n’a, de ce fait, guère de sens aujourd’hui.
Le Parisien, Janvier 2008
La tribune, décembre 2008 



