Interview les Echos 29/06/09
Le gouvernement a débattu, hier, de nouvelles dépenses d’avenir, financées par un grand emprunt national. Cela est-il soutenable pour les finances publiques ?
Cet emprunt ne doit pas s’ajouter à la dette publique, qui grossit de jour en jour. Les dépenses d’avenir à décider devront être compensées, à due proportion, par la réduction des charges de fonctionnement (nombre de fonctionnaires, etc.). S’il est proposé aux particuliers, l’emprunt devra offrir un taux d’intérêt d’au moins 3%, ce qui le rendra assez coûteux par rapport à ce que proposent les marchés financiers. Avec mes collègues, nous avons aussi évoqué l’idée d’un emprunt obligatoire, à taux nul ou faible, qui serait sollicité auprès des ménages aisés. La solidarité des plus aisés dans la crise que nous traversons s’exprimerait ainsi, non pas par une hausse d’impôt, mais par une mobilisation partielle de leur épargne.







