Gilles Carrez

Député de Bry, Champigny, Nogent & Le Perreux

La cinquième circonscription du Val-de-Marne est délimitée par le nouveau découpage électoral et comprends désormais les communes suivantes:

  • Bry-sur-Marne
  • Champigny-sur-Marne (hormis les quartiers du Maroc et du Plant)
  • Nogent-sur-Marne
  • Perreux-sur-Marne

Le Perreux-sur-Marne

La ville du Perreux-sur-Marne compte 32 200 perreuxiens. D’une superficie de 3,95 km2, la ville du Perreux s’étend le long des bords de marne. Elle est desservie par le RER E (station Nogent / Le Perreux), cinq lignes de bus, et deux axes routiers majeurs : l’autoroute A 4 et l’autoroute A 86.

C’est son caractère pierreux qui a inspiré aux moines de l’abbaye de Saint-Maur le nom de Petrosa pour désigner en 1284 la terre qu’ils possèdent près de leur village de Nogent. Le sol étant propice à la vigne, les moines encouragèrent cette culture. Sa proximité avec le bois et le château de Vincennes font du Perreux-sur-Marne une terre prisée par les bourgeois de Paris, des merciers et des épiciers pour commercer avec la maison du roi. L’ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Mulhouse au XIXe siècle fera du Perreux-sur-Marne un lieu de détente et de loisir privilégié pour les Parisiens. Les guinguettes sur les bords de marne attirent ouvriers, artistes et écrivains. La Marne respire la joie de vivre. En 1881, le hameau du Perreux était attaché administrativement à la ville de Nogent-sur-Marne lorsque l’idée d’une séparation est lancée. Cette guerre d’indépendance dure de 1884 à 1887. Le président de la République signe la loi donnant officiellement naissance à la ville du Perreux-sur-Marne le 28 février 1887. Henri Navarre devient ainsi le premier maire du Perreux.

Champigny-sur-Marne

Le ville de Champigny-sur-Marne compte 76000 campinois. D’une superficie de 11,3km2 , Champigny sur Marne contient 42 hectares d’espaces verts. Elle est desservie par les RER A et E (stations Champigny et Champigny-Les Boullereaux), 13 lignes de bus et l’autoroute A4.

Pour certains, l‘origine du mot Champigny daterait du temps des romains. Les Parisii venus du nord de la gaule résistent aux légions de Jules César. Un Gallo-romain surnommé Campinus (ou Campanus) serait à l’origine du nom Champigny, où il s’était constitué un domaine. Pour d’autres, étymologiquement, le nom Champigny viendrait de « Champagne », vaste plaine de craie, couverte de vignoble.

Champigny fût longtemps une terre viticole, le cru local, le piccolo, s’appréciant dans toute la région Ile-de-France. Marqué par un passé guerrier (guerre de 100 ans, bataille de Champigny en 1870, occupation allemande en 1940), la devise de la ville est « Ny fer, ny feu, rien ne me peult ». Champigny connaîtra un véritable essor démographique sous la troisième république, passant de 2200 habitants en 1872 à 29000 en 1936, les grandes propriétés cédant la place aux lotissements. Les domaines démembrés sont lotis et les rues sont transformées en avenues. Encore semi-rurale à la libération, Champigny verra la création de 20 000 logements dont 16000 collectifs entre 1950 et 1980, un accroissement de la population de 1500 résidants chaque année et la construction de quartiers nouveaux (Cités Blanches, Bois l’Abbé, Mordacs) et d’axes routiers.

Nogent-sur-Marne

Nogent-sur-Marne est une commune de 31279 habitants située dans le grand bassin parisien, entre les villes de Fontenay-sous-Bois au nord, du Perreux-sur-Marne à l’est, et de Joinville-Le-Pont et Champigny-sur-Marne au sud. La ville se situe au flanc d’un coteau dominant au sud et à l’est une boucle de la Marne. Elle est limitée à l’ouest par une ancienne forêt (l’actuel Bois de Vincennes qui fait partie de la ville de Paris).

L’ancien territoire est amputé de sa partie orientale, devenue la commune du Perreux-sur-Marne à la fin du 19e siècle, le 28 février 1887.

De par sa position au bord d’une rivière, la Marne, et de la forêt, Nogent-sur-Marne est un lieu propice à la création d’une agglomération, ainsi un peuplement de l’époque gallo-romaine est référencé à cet endroit.

Sans doute attirée par les travaux de reconstruction, c’est la communauté italienne qui s’implante. Venus pour la majorité de la province de Plaisance, ils sont originaires du Val de Nure, pas moins de 40 % pour Ferriere, et plus précisément de la frazione de Rocca, de Bettola ou du Val Ceno (Bardi), mais aussi parfois de la province de Novare, ou encore du Sud Tyrol. L’histoire de cette immigration est immortalisée par François Cavanna dans son roman Les Ritals.

L’urbanisation et l’aménagement du réseau routier se poursuivent avec la construction d’écoles, d’immeubles et du pont de Nogent. Après la seconde guerre mondiale, une politique de rénovation est menée, et des îlots sont construits le long des grands axes routiers. Les bords de Marne sont réaménagés avec le comblement de son bras mort, la construction du centre nautique et du port de plaisance.

Bry-sur-Marne

La ville de Bry-sur-Marne compte près de 16 000 bryards. D’une superficie de 335 hectares, elle est desservie par le RER A, trois lignes de bus, une navette RATP et deux axes routiers (A 4 et A 86).

Le nom de Bry, brie ou bri vient du celtique « Briw », signifiant pont ou passage traversant un cours d’eau. La ville trouve ses origines au cœur du néolithique. Le peuplement de ce territoire n’a cessé de se développer depuis. On trouve la première trace écrite de l’existence de la ville de Bry en 861, date à laquelle le roi Charles Le Chauve autorise son beau frère le comte Bégon à faire donation aux religieux de Saint-Maur de ses terres de « Brit, sis dans la pays de Parisis ».

De nombreuses personnalités vécurent à Bry, dont Talleyrand ou Daguerre, co-inventeur de la photographie. Le seul diorama de Daguerre figure d’ailleurs à Bry sur Marne.

Village, Bry change de physionomie dans la seconde partie du 19e siècle avec la création de lotissement. En 1936, le centre hospitalier saint-Camille commence sa construction. Elle s’achèvera en 1952, les travaux ayant été interrompus pendant la guerre. Bry connaîtra de profondes mutations à partir des années 1970 avec la création dès 1972 de l’autoroute A4, l’arrivée du Réseau express régional en 1977 et les implantations de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) et de la Société Française de Production (SFP).