Gilles Carrez

Député de Bry, Champigny, Nogent & Le Perreux

Interview de Gilles CARREZ aux Echos:

Dans son rapport budgétaire, Gilles Carrez fait le bilan des mesures votéesIl insiste sur la nécessité de réaliser 5 milliards d’économies de plus en 2012.

Le débat d’orientation sur les finances publiques, qui se tient lundi (hier) à l’Assemblée, devrait se focaliser sur l’ampleur des mesures de redressement à prendre dans le budget 2012, le dernier de la législature. Dans son rapport préalable, Gilles Carrez (UMP) insiste sur la nécessité de trouver 5 milliards d’euros supplémentaires par rapport aux projets du gouvernement, afin de garantir l’objectif d’un retour du déficit public à 4,6 % de PIB fin 2012, après 5,7 % en 2011.

Côté dépenses, le député estime que le gel des crédits des ministères ne pourra être respecté que si « le gouvernement précise très rapidement la façon dont il envisage réaliser 2 milliards d’euros d’économies supplémentaires sur les dépenses de fonctionnement et d’intervention de l’Etat. » Il constate, avec regret, que le rapport préparatoire du gouvernement « ne mentionne aucune mesure nouvelle »

S’attaquer de nouveau aux niches fiscales
Côté recettes, le gouvernement s’est engagé à dégager au minimum 3 milliards de plus en 2012 qu’en 2011 par des mesures discrétionnaires
. Une partie du chemin est déjà faite grâce aux mesures votées qui montent en charge progressivement : Bercy estime que 2 milliards seront ainsi gagnés, quand la commission des Finances de l’Assemblée ne comptabilise que 1,2 milliard (et conclue à la nécessité de trouver 1,8 milliard de plus). Au-delà de ce plancher, Gilles Carrez invite la majorité à prévoir 3 autres milliards de recettes nouvelles en s’attaquant de nouveau aux niches fiscales.

En intégrant de telles mesures, le rapporteur du Budget calcule que les mesures allégeant et alourdissant la fiscalité au cours de la législature s’équilibreraient quasiment : les allégements adoptés pourraient dépasser 25 milliards d’euros en 2012 (dont un peu plus de 10 milliards pour la loi « Tepa », 6 milliards pour la taxe professionnelle et 3 pour la TVA restauration), auxquels s’ajouteraient 3 milliards votés précédemment (dégrèvements de taxe professionnelle).

Inversement, 20 milliards de « mesures de rendement » ont été votées, auxquels s’ajouteront les mesures fiscales qui seront votées cet automne. « En aucun cas les mesures prises au cours de la législature n’auront donc augmenté la pression fiscale », écrit Gilles Carrez, qui estime que la « structure de la fiscalité a été modifiée dans un sens plus favorable au travail et à la compétitivité. »

Source: ETIENNE LEFEBVRE – Les ECHOS – 24/06/11
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201465217086-la-pression-fiscale-aura-ete-stabilisee-au-cours-de-la-legislature-185660.php